Le tatouage éphémère mérite mieux que sa réputation
En France, le tatouage temporaire traîne encore une image de décalcomanie de cour de récré. Voilà pourquoi c'est devenu un vrai outil : tester un motif, changer d'identité pour dix jours, et arrêter d'avoir peur du regret.
Édouard
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Dans cet article
Quand je dis que je fabrique des tatouages temporaires, la moitié des gens pense aux images à coller qu'on trouvait dans les paquets de chewing-gums. L'autre moitié pense au henné des vacances. Entre les deux, il y a une case que presque personne n'utilise en France : un dessin propre, à la taille qu'on veut, qui tient jusqu'à 10 jours et qu'on choisit soi-même.
C'est de cette case que je veux parler, parce que le tatouage éphémère n'est pas une version au rabais du tatouage. C'est autre chose, avec ses propres usages.
La peur du regret, ce frein qu'on sous-estime
Le tatouage définitif demande une décision définitive. Pas seulement sur le motif : sur la taille, l'épaisseur des traits, l'endroit exact. Une rose qui te plaît sur un écran ne dit rien de ce qu'elle donnera sur l'intérieur de ton bras, ni de ce que tu en penseras en sortant de réunion.
L'idée de départ d'Encreo, c'est exactement ça : essayer avant de décider. Tu poses le motif, tu le gardes une semaine, tu le vois dans le miroir le matin, sur les photos, sous la manche d'un pull. Au bout de dix jours il s'estompe tout seul, sans rien faire. Et tu sais.
Économiser son argent avant de le dépenser
Un tatouage raté coûte deux fois : la séance, puis le détatouage ou le recouvrement. Tester d'abord, c'est le geste le moins cher de toute l'histoire du tatouage. Chez nous, un motif coûte 7,99 € en petit, 12,99 € en moyen et 17,99 € en grand, avec 2,99 € de livraison en point relais. Sans abonnement si tu ne veux pas d'abonnement.
Dix jours d'identité, et on recommence
L'autre usage dont on parle peu, c'est le temporaire pour lui-même. Un tatouage dit quelque chose de toi, et ce quelque chose bouge. Un serpent enroulé sur l'avant-bras en février, une branche de cerisier en avril, le prénom de quelqu'un pendant un mariage.
Rien ne t'oblige à choisir une seule version de toi pour les quarante prochaines années. C'est probablement la liberté la plus mal comprise du tatouage éphémère.
Un tatouage temporaire ne remplace pas une décision : il te permet enfin d'en prendre une en connaissance de cause.
Dans la boutiqueBouquet de Fleurs Sauvagesà partir de 7,99 €Aussi personnel qu'un vrai, ou presque
Le reproche classique au temporaire, c'est le côté générique. Un motif de catalogue posé sur des milliers de bras. C'est pour ça qu'on a prévu cinq façons de créer son propre design : décrire ton idée, partir d'une image, dessiner toi-même, écrire un texte seul, ou envoyer un design déjà prêt.
Et si tu ne sais pas exactement ce que tu veux, c'est le cas de la plupart des gens. Une intention suffit, du genre « une rose fineline » ou « le prénom de mon fils ». Tu régénères jusqu'à ce que ça te plaise, puis tu peux même l'essayer sur une photo de toi avec « Voir sur moi ».
Trente secondes d'eau, et c'est posé
La pose prend deux minutes. Peau propre et bien sèche, film transparent retiré, motif face contre la peau, puis le dos du papier mouillé pendant 30 secondes avec une éponge ou un linge bien humide. Tu fais glisser le papier, tu laisses sécher sans toucher, et tu évites l'eau et les frottements pour que ça tienne.
Pour l'enlever avant la fin, quelques gouttes d'huile végétale et un coton suffisent. Le détail des deux gestes est dans le tutoriel de pose, avec le retrait.
Tout est imprimé en France, dans nos locaux en Normandie. Si tu hésites depuis deux ans sur un motif, commence par le porter dix jours. C'est la façon la moins engageante de savoir si tu l'aimes vraiment.
